Pouvez-vous nous rappeler en matière d’enseignement secondaire ce que fait la Région Ile-de-France, qui ne se limite pas aux bâtiments ?
L’enseignement secondaire a été une priorité de la Région au cours de cette dernière mandature puisque ce sont 5,25 milliards d’euros qui ont été engagés , soit l’équivalent d’une année entière budgétaire complète
Les opérations engagées pour les lycées sont la pierre angulaire de la politique régionale : 243 établissements sont en chantier sur un total de 470 écoles publiques et 213 privés sous contrat (source E.Gourevitch).
Restructuration du lycée Jeanne D’Albret à Saint Germain
L’équipement des lycées est une autre priorité de la Région ; 140 000 ordinateurs ont été distribués aux élèves soit un ordi pour 3 élèves ; l’accès à l’internet est devenue une réalité ; on peut même affirmer que la fracture numérique est derrière nous.
Parallèlement, la Région généralise des espaces numériques de travail, les ENT, : portail sécurisé donnant accès à des ressources et à des services numériques correspondant au profil de l’utilisateur (60 établissements concernés en 2010) et d’ici septembre 2011 tous les lycées seront dotés de ces outils.
Autres initiatives : la gratuité des livres dans les lycées, et la mise à disposition, depuis la rentrée 2007 d’une clé USB incluant des logiciels libres, aux lycéens, aux apprentis de première année, ainsi qu’aux lycéens de première année d’enseignement professionnel.
Sans oublier le « coup de pouce régional » qui a permis à 500 jeunes ayant eu la mention Très Bien au baccalauréat de bénéficier pendant 4 ans d’une bourse de 2600 euros entièrement financée par la Région.
La Région est également très investie dans les centres de formation par apprentissage : 51 Centres de formation en alternance dans les Yvelines, CFA de Maisons Laffitte (métiers du cheval), Lycée agricole et horticole de Saint Germain/Chambourcy (métiers horticoles), CFA de Trappes (métiers du bâtiment).
Un site internet de bourse des contrats d’apprentissage est ouvert depuis mars 2009 : http://bca.iledefrance.fr
Concernant les écoles de la deuxième chance (EC2) : proposition de doubler le nombre de classes offertes soit 20 000 places de formation pour les jeunes en insertion professionnelle (signé avec Martin Hirsch en juillet dernier)
Aujourd’hui, la Région en est le premier financeur avec 45% des coûts globaux
Propositions pour un service public de l’éducation : on ne peut que constater que la Région est obligée de compenser les carences de l’Etat
Il y a eu au cours de la dernière période de décentralisation le transfert des personnels TOS vers la Région sauf qu’elle ne s’est pas faite avec une compensation à l’euro prêt, il s’est agit, précisément de financer le passage de 1500 à 11 500 agents, sans le moindre retour, soit un manque à gagner de 450 000 millions.
Les problèmes de sécurité au lycée Chériou de Vitry utilisés à des fins électoralistes est tout simplement malhonnête, Jean-Paul Huchon l’a encore dit hier soir.
La Région, parfaitement dans son rôle, a financé les clôtures et la video protection de ce lycée ; et je voudrai citer Julien Dray, vice président sortant chargé de la sécurité, qui constate que « la montée de la violence est avant tout le triste résultat de l’échec de 8 ans de politique UMP ».
Est-ce que Mr.Chatel peut affirmer devant les français , devant les franciliens que tous les postes de surveillants dans les établissements scolaires sont en nombre suffisants ?
Ce gouvernement qui casse l’Education nationale qui voudrait laisser croire à l’incurie de la région alors que c’est de leur propre incurie dont il s’agit.
Et quand on pense que dans son programme VP veut ouvrir les lycées 7/7 aux assoc culturelles et sportives en dehors du temps scolaire, cette proposition pourrait paraître séduisante mais il faut la lire jusqu’au bout puisqu’elle déclare, « à condition que ces associations financent la garde et l’entretien des locaux » ; c’est tout simplement irresponsable de demander à des associations de surveiller et d’entretenir les lycées ; quand ce gvt arrêtera t-il de se défosser sur les collectivités locales tout en leur reprochant de créer de l’emploi public ?
Je ne vais pas vous faire un catalogue de propositions, mais la première évidence, c’est que l’Etat dont dépend l’Educ nat qui n’est pas l’Educ régio, remplisse d’abord sa mission régalienne en ce qui concerne l’Education nationale.
Plus pragmatiquement, la Région propose : 15000 000 jeunes en alternance par an contre 120 000 auj, de soutenir les établissements scolaires
publics innovants, à vocation générale ou technologique comme cela a été fait avec les micro-lycées de Senart ou de Vitry.
Pour conclure, un véritable service public de l’Education Nationale, c’est aussi permettre à tous les jeunes de déjeuner à la cantine (un seul repas par jour, c’est celui pris au lycée) et en
matière de restauration scolaire la Région participe à hauteur de plus de 55% du prix de chaque repas et généralise dès cette année le quotient familial que l’UMP dénonce alors que Madame
Pécresse regrette pour sa part un prix de cantine trop élevé.
Quel rôle la Région peut jouer en matière d’orientation dans le cadre de la formation professionnelle ?
L’orientation est aujourd’hui primordiale car à 20ans rater son orientation, c’est parfois rater une partie de son avenir.
Le service public de l’orientation, c’est quoi ?
C’est un droit pour tous les franciliens à une formation au moins BEP , CAP, C’est le droit d’apprendre des langues étrangères (allocations ou stages à l’étranger dans le cadre d’aides à la mobilité pour études à l’étranger),
C’est le droit à une seconde chance en cas d’erreur
C’est surtout le droit de valider ensuite ses acquis professionnels .
Par la création d’espaces territoriaux de conseil en évolution professionnelle
Mais, sur ce terrain, personne ne peut agir seul ; il faut que tous se mettent autour de la table, l’Etat, le Pôle Emploi, les entreprises, les partenaires sociaux pour poursuivre un véritable service public régional de la formation et de l’insertion professionnelle.
Mais tout cela fait partie du Bouclier social dont Benoît Hamon va vous parler.