Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 16:55
 

Pouvez-vous nous rappeler en matière d’enseignement secondaire ce que fait la Région Ile-de-France, qui ne se limite pas aux bâtiments ?

 

L’enseignement secondaire a été une priorité de la Région au cours de cette dernière mandature puisque ce sont 5,25 milliards d’euros qui ont été engagés , soit l’équivalent d’une année entière budgétaire complète

 

Les opérations engagées pour les lycées sont la pierre angulaire de la politique régionale : 243 établissements sont en chantier sur un total de 470 écoles publiques et 213 privés sous contrat (source E.Gourevitch).

Restructuration du lycée Jeanne D’Albret à Saint Germain

 

L’équipement des lycées est une autre priorité de la Région ; 140 000 ordinateurs ont été distribués aux élèves soit un ordi pour 3 élèves ; l’accès à l’internet est devenue une réalité ; on peut même affirmer que la fracture numérique est derrière nous.

Parallèlement, la Région généralise des espaces numériques de travail, les ENT, : portail sécurisé donnant accès à des ressources et à des services numériques correspondant au profil de l’utilisateur (60 établissements concernés en 2010) et d’ici septembre 2011 tous les lycées seront dotés de ces outils.

 

Autres initiatives : la gratuité des livres dans les lycées, et la mise à disposition, depuis la rentrée 2007 d’une clé USB incluant des logiciels libres, aux lycéens, aux apprentis de première année, ainsi qu’aux lycéens de première année d’enseignement professionnel.

 

Sans oublier le « coup de pouce régional » qui a permis à 500 jeunes ayant eu la mention Très Bien au baccalauréat de bénéficier pendant 4 ans d’une bourse de 2600 euros entièrement financée par la Région.

 

La Région est également très investie dans les centres de formation par apprentissage : 51 Centres de formation en alternance dans les Yvelines,  CFA de Maisons Laffitte (métiers du cheval), Lycée agricole et horticole de Saint Germain/Chambourcy (métiers horticoles), CFA de Trappes (métiers du bâtiment).

Un site internet de bourse des contrats d’apprentissage est ouvert depuis mars 2009 : http://bca.iledefrance.fr

 

 

Concernant les écoles de la deuxième chance (EC2) : proposition de doubler le nombre de classes offertes soit 20 000 places de formation pour les jeunes en insertion professionnelle (signé avec Martin Hirsch en juillet dernier)

Aujourd’hui, la Région en est le premier financeur avec 45% des coûts globaux

 

Propositions pour un service public de l’éducation : on ne peut que constater que la Région est obligée de compenser les carences de l’Etat

 

Il y a eu au cours de la dernière période de décentralisation le transfert des personnels TOS vers la Région sauf qu’elle ne s’est pas faite avec une compensation à l’euro prêt, il s’est agit, précisément de financer le passage de 1500 à 11 500 agents, sans le moindre retour, soit un manque à gagner de 450 000 millions.

 

Les problèmes de sécurité au lycée Chériou de Vitry utilisés à des fins électoralistes est tout simplement malhonnête, Jean-Paul Huchon l’a encore dit hier soir.

La Région, parfaitement dans son rôle, a financé les clôtures et la video protection de ce lycée ; et je voudrai citer Julien Dray, vice président sortant chargé de la sécurité, qui constate que « la montée de la violence est avant tout le triste résultat de l’échec de 8 ans de politique UMP ».

Est-ce que Mr.Chatel peut affirmer devant les français , devant les franciliens que tous les postes de surveillants dans les établissements scolaires sont en nombre suffisants ?

Ce gouvernement qui casse l’Education nationale qui voudrait laisser croire à l’incurie de la région alors que c’est de leur propre incurie dont il s’agit.

Et quand on pense que dans son programme VP veut ouvrir les lycées 7/7 aux assoc culturelles et sportives en dehors du temps scolaire, cette proposition pourrait paraître séduisante mais il faut la lire jusqu’au bout puisqu’elle déclare, « à condition que ces associations financent la garde et l’entretien des locaux » ; c’est tout simplement irresponsable de demander à des associations de surveiller et d’entretenir les lycées ; quand ce gvt arrêtera t-il de se défosser sur les collectivités locales tout en leur reprochant de créer de l’emploi public ?

 

Je ne vais pas vous faire un catalogue de propositions, mais la première évidence, c’est que l’Etat dont dépend l’Educ nat qui n’est pas l’Educ régio, remplisse d’abord sa mission régalienne en ce qui concerne l’Education nationale.

 

Plus pragmatiquement, la Région propose : 15000 000 jeunes en alternance par an contre 120 000 auj, de soutenir les établissements scolaires publics innovants, à vocation générale ou technologique comme cela a été fait avec les micro-lycées de Senart ou de Vitry.


Pour conclure, un véritable service public de l’Education Nationale, c’est aussi permettre à tous les jeunes de déjeuner à la cantine (un seul repas par jour, c’est celui pris au lycée) et en matière de restauration scolaire la Région participe à hauteur de plus de 55% du prix de chaque repas et généralise dès cette année le quotient familial que l’UMP dénonce alors que Madame Pécresse regrette pour sa part un prix de cantine trop élevé.

 

 

 

Quel rôle la Région peut jouer en matière d’orientation dans le cadre de la formation professionnelle ?

 

L’orientation est aujourd’hui primordiale car à 20ans rater son orientation, c’est parfois rater une partie de son avenir.

 

Le service public de l’orientation, c’est quoi ?

C’est un droit pour tous les franciliens à une formation au moins BEP , CAP, C’est le droit d’apprendre des langues étrangères (allocations ou stages à l’étranger dans le cadre d’aides à la mobilité pour études à l’étranger),

C’est le droit à une seconde chance en cas d’erreur

C’est surtout le droit de valider ensuite ses acquis professionnels .

 

Par la création d’espaces territoriaux de conseil en évolution professionnelle

 

Mais, sur ce terrain, personne ne peut agir seul ; il faut que tous se mettent autour de la table, l’Etat, le Pôle Emploi, les entreprises, les partenaires sociaux pour poursuivre un véritable service public régional de la formation et de l’insertion professionnelle.

 

Mais tout cela fait partie du Bouclier social dont Benoît Hamon va vous parler.

 

 

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Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 16:02

Ci-dessous une reprise de mon intervention hier soir à Sartrouville, à l'occasion d'une réunion sur la culture en présence de Catherine Tasca, ancienne Ministre de la Culture et Sénatrice des Yvelines, avec aussi la présence de candidatEs Yvelinois.

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sartrouville 2

 

Il n y a pas de Culture sans Education ;

 

L’art est le bien de tous et doit être rendu accessible à tous.

 

Le combat pour un accès égal pour tous à la culture est au cœur du projet socialiste d’une société plus juste, plus humaine, plus égalitaire, et plus solidaire. Et si la Culture est l’un des piliers sur lesquels se construit l’émancipation humaine, l’éducation en est bien l’autre pilier.

 

Je voudrais ce soir centrer mon propos sur l’indissociable lien qui unit Culture et Education.

 

Car il n’y a pas de culture sans éducation :

Comment comprendre le monde sans le connaître ?

Comment construire sa vie et son avenir sans maîtriser son environnement ? au moment où la manipulation remplace chez certains le discours politique (on en connaît des exemples : travailler plus pour gagner plus) Comment devenir un citoyen autonome ?

 

Pour mémoire,

En 1982, le budget de la Culture augmente de 74% ; un premier protocole d’accord est signé avec le ministère de l’Education en 1983 ; on parle alors de partenariat et les actions conjointes des deux ministères Culture et Education permettent une action culturelle diversifiée : classes du patrimoine, classes d’initiation artistique, ateliers de pratiques artistiques.

 

C’est un glissement progressif des disciplines artistiques dites classiques vers le « tout culturel » qui caractérise le ministère de Jack Lang ; à savoir « une culture pour tous, au service de tous, mais aussi une culture par tous ». nous pouvons à ce moment-là toutes et tous être des acteurs culturels ; c’est un moyen de redonner de l’égalité à toutes et tous les citoyenNEs.

 

Avec une triple exigence : pédagogique, artistique et démocratique qui, à ce moment-là régit l’engagement des institutions culturelles auprès de l’Education Nationale ;

Avec la première, l’exigence pédagogique, les professionnels de la Culture contribuent à la formation globale de l’enfant ;

la seconde déborde les objectifs purement scolaires pour offrir une expérience esthétique ;

Enfin, avec l’exigence démocratique, la création artistique et les œuvres du patrimoine, elles doivent pouvoir être accessibles à toutes et tous.

 

 

Réunis en 1992, les deux ministères Culture/Education sont à nouveau séparés en 1993, à l’occasion du changement de majorité.

 

On sait que l’accès à la Culture est aussi une affaire de classe sociale et de reproduction sociale, que le niveau d’étude des parents, celui auquel on accède, le métier que l’on exerce et même le lieu où l’on vit conditionne non seulement l’accès à la culture mais aussi la pratique ou non d’une activité culturelle. Or dans ce domaine les habitudes et les choix se forgent très tôt. C’est donc dès la construction de l’individu que le contact avec non pas « la culture » mais « le fait culturel » doit se faire.

Et là c’est bien sûr l’école qui est en première ligne et qui doit porter ce rôle d’ouverture au monde

 

Mais on ne peut que constater aujourd’hui les coup portés depuis presque dix ans par les différentes réformes et les réductions de postes d’enseignants concernant les disciplines artistiques. Ces enseignements ont été les premiers sacrifiés sur l’autel de la restriction budgétaire.

 

Le développement de l’Education et pratiques artistiques restent, en revanche, l’un des objectifs de la politique culturelle de la Région.

 

Et je voudrai rappeler, les actions de la Région Ile de France au cours de cette dernière mandature qui a apporté à 1500 classes engagées dans le dispositif éducation à l’image, qui a instauré dès 2001, le chèque Culture devenu en 2007 le Tick Art donnant la possibilité aux enseignants d’organiser des sorties collectives, offrant également des sorties individuelles pour les jeunes grâce à un carnet vendu 15 euros dont un chèque de 8 euros valable pour l’achat de livres dans des librairies partenaires.

Rappeler également Les partenariats avec la Cinémathèque française d’un point de vue pédagogique et le forum des images (numérisation et valorisation des collections patrimoniales)

La Région intervient largement au travers de subventions à la politique de la ville en participant aux projets culturels de classes en zones sensibles.

Il faut aussi noter son implication dans la création et l’entretien des bibliothèques municipales.

 

 

Mais la Culture n’est pas qu’affaire de musées et de livres, c’est aussi la diversité des connaissances humaines dans toutes les filières de formation : c’est la culture scientifique et technique, c’est la connaissance de l’histoire, la géographie, la philosophie, la connaissance du monde actuel…

Là encore les projets de réforme du ministre de l’éducation peuvent inquiéter et montrent, à l’inverse de ce que souhaitent les socialistes, une véritable « déculturation » des générations futures de lycéens : suppression de l’histoire en terminale S, réduction des heures consacrées aux travaux encadrés, réduction des heures en demi groupe dans les enseignements scientifiques et techniques….

Là encore la Région intervient auprès des lycéens avec non seulement la gratuité des livres scolaires mais avec l’apport d’un ordinateur pour trois lycéens, et 600 000 clés USB incluant des logiciels libres pour les lycéens, les apprentis et les professeurs. C’est aussi un moyen de maîtriser le monde dans lequel nous vivons.

C’est aussi l’aide aux séjours à l’étranger pour les étudiants et les apprentis parce que la Culture, c’est aussi pouvoir découvrir les autres.

La Région une fois encore, vient en soutien des acteurs du secteur qui doivent faire face au désengagement de l’Etat en la matière.

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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 13:18

Annoncée à 7h30 ce jour en grande pompe, la tête de liste UMP pour les élections régionales en Ile-de-France et dans le 78 est arrivée en « guest-star » après 8h à la gare SNCF RER de Poissy. « Cela démarrait mal pour ...la France qui se lève tôt » relève Eddie Aït, Maire de Carrières-sous-Poissy et Conseiller régional d’Ile-de-France depuis 2004 (5ème sur la liste « Jean-Paul Huchon 2010 » aux élections régionales).

 

« Absorbée par les caméras et les journalistes, Valérie Pécresse n’a pas su saluer et aller à la rencontre des usagers des transports présents.» relate Eddie Aït tout en précisant que Valérie Pécresse était accompagnée de David Douillet « star du judo mais amateur en politique ». Rappelons que David Douillet est Député de la 12ème circonscription et n°2 sur la liste de Valérie Pécresse dans les Yvelines. « Une fois l’opération « com » achevée, ils se sont tous deux engouffrés dans la gare pour disparaître en quelques instants. Peut être avaient –ils froid».

 

Présents sur place avec une vingtaine de militants engagés aux côtés de Jean-Paul Huchon et plusieurs autres candidats de la liste HUCHON 2010 (Florian BOHEME, Aurélie PIDOUX et Michèle VITRAC POUZOULET), Eddie Aït condamne l’attitude des candidats UMP. « Cette visite éclair et show-biz était totalement dénuée d’intérêt. Elle n’a en aucun cas contribué à une logique de campagne saine, fondée sur l’échange et l’écoute. Et je passe sur les contre-vérités énoncées par Valérie Pécresse sur la question des transports… Je rappelle que sa première prise de parole au Conseil Régional date du mois d’octobre 2008, soit plus de 4 ans après son élection !!!».

 

Les transports constituent un véritable enjeu pour la Région Ile-de-France. Les propositions élaborées par Jean-Paul Huchon vont dans le sens d’une amélioration du service public de transports (développement des lignes, baisse des tarifs pour les jeunes, élargissement des créneaux…). La dimension environnementale n’est pas négligée (transports de fret réorienté en utilisant plus intensément le fleuve et le rail, soutien aux expérimentations de véhicules électriques, promotion du covoiturage, renforcement de la complémentarité auto, vélo, train ou métro).

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