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Michèle VITRAC-POUZOULET le blog de votre Conseillère régionale d'Ile-de-France, élue du Mesnil-Le-Roi.
Ci-dessous une reprise de mon intervention hier soir à Sartrouville, à l'occasion d'une réunion sur la
culture en présence de Catherine Tasca, ancienne Ministre de la Culture et Sénatrice des Yvelines, avec aussi la présence de candidatEs Yvelinois.
Il n y a pas de Culture sans Education ;
L’art est le bien de tous et doit être rendu accessible à tous.
Le combat pour un accès égal pour tous à la culture est au cœur du projet socialiste d’une société plus juste, plus humaine, plus égalitaire, et plus solidaire. Et si la Culture est l’un des piliers sur lesquels se construit l’émancipation humaine, l’éducation en est bien l’autre pilier.
Je voudrais ce soir centrer mon propos sur l’indissociable lien qui unit Culture et Education.
Car il n’y a pas de culture sans éducation :
Comment comprendre le monde sans le connaître ?
Comment construire sa vie et son avenir sans maîtriser son environnement ? au moment où la manipulation remplace chez certains le discours politique (on en connaît des exemples : travailler plus pour gagner plus) Comment devenir un citoyen autonome ?
Pour mémoire,
En 1982, le budget de la Culture augmente de 74% ; un premier protocole d’accord est signé avec le ministère de l’Education en 1983 ; on parle alors de partenariat et les actions conjointes des deux ministères Culture et Education permettent une action culturelle diversifiée : classes du patrimoine, classes d’initiation artistique, ateliers de pratiques artistiques.
C’est un glissement progressif des disciplines artistiques dites classiques vers le « tout culturel » qui caractérise le ministère de Jack Lang ; à savoir « une culture pour tous, au service de tous, mais aussi une culture par tous ». nous pouvons à ce moment-là toutes et tous être des acteurs culturels ; c’est un moyen de redonner de l’égalité à toutes et tous les citoyenNEs.
Avec une triple exigence : pédagogique, artistique et démocratique qui, à ce moment-là régit l’engagement des institutions culturelles auprès de l’Education Nationale ;
Avec la première, l’exigence pédagogique, les professionnels de la Culture contribuent à la formation globale de l’enfant ;
la seconde déborde les objectifs purement scolaires pour offrir une expérience esthétique ;
Enfin, avec l’exigence démocratique, la création artistique et les œuvres du patrimoine, elles doivent pouvoir être accessibles à toutes et tous.
Réunis en 1992, les deux ministères Culture/Education sont à nouveau séparés en 1993, à l’occasion du changement de majorité.
On sait que l’accès à la Culture est aussi une affaire de classe sociale et de reproduction sociale, que le niveau d’étude des parents, celui auquel on accède, le métier que l’on exerce et même le lieu où l’on vit conditionne non seulement l’accès à la culture mais aussi la pratique ou non d’une activité culturelle. Or dans ce domaine les habitudes et les choix se forgent très tôt. C’est donc dès la construction de l’individu que le contact avec non pas « la culture » mais « le fait culturel » doit se faire.
Et là c’est bien sûr l’école qui est en première ligne et qui doit porter ce rôle d’ouverture au monde
Mais on ne peut que constater aujourd’hui les coup portés depuis presque dix ans par les différentes réformes et les réductions de postes d’enseignants concernant les disciplines artistiques. Ces enseignements ont été les premiers sacrifiés sur l’autel de la restriction budgétaire.
Le développement de l’Education et pratiques artistiques restent, en revanche, l’un des objectifs de la politique culturelle de la Région.
Et je voudrai rappeler, les actions de la Région Ile de France au cours de cette dernière mandature qui a apporté à 1500 classes engagées dans le dispositif éducation à l’image, qui a instauré dès 2001, le chèque Culture devenu en 2007 le Tick Art donnant la possibilité aux enseignants d’organiser des sorties collectives, offrant également des sorties individuelles pour les jeunes grâce à un carnet vendu 15 euros dont un chèque de 8 euros valable pour l’achat de livres dans des librairies partenaires.
Rappeler également Les partenariats avec la Cinémathèque française d’un point de vue pédagogique et le forum des images (numérisation et valorisation des collections patrimoniales)
La Région intervient largement au travers de subventions à la politique de la ville en participant aux projets culturels de classes en zones sensibles.
Il faut aussi noter son implication dans la création et l’entretien des bibliothèques municipales.
Mais la Culture n’est pas qu’affaire de musées et de livres, c’est aussi la diversité des connaissances humaines dans toutes les filières de formation : c’est la culture scientifique et technique, c’est la connaissance de l’histoire, la géographie, la philosophie, la connaissance du monde actuel…
Là encore les projets de réforme du ministre de l’éducation peuvent inquiéter et montrent, à l’inverse de ce que souhaitent les socialistes, une véritable « déculturation » des générations futures de lycéens : suppression de l’histoire en terminale S, réduction des heures consacrées aux travaux encadrés, réduction des heures en demi groupe dans les enseignements scientifiques et techniques….
Là encore la Région intervient auprès des lycéens avec non seulement la gratuité des livres scolaires mais avec l’apport d’un ordinateur pour trois lycéens, et 600 000 clés USB incluant des logiciels libres pour les lycéens, les apprentis et les professeurs. C’est aussi un moyen de maîtriser le monde dans lequel nous vivons.
C’est aussi l’aide aux séjours à l’étranger pour les étudiants et les apprentis parce que la Culture, c’est aussi pouvoir découvrir les autres.
La Région une fois encore, vient en soutien des acteurs du secteur qui doivent faire face au désengagement de l’Etat en la matière.