Michèle VITRAC-POUZOULET le blog de votre Conseillère régionale d'Ile-de-France, élue du Mesnil-Le-Roi.
Les Roms qui vivent actuellement dans la plaine de Triel, viennent de Roumanie où ils étaient sédentaires.
Ils ne peuvent plus vivre en Roumanie où ils sont victimes d'une forte discrimination et lorsqu'ils travaillent, touchent un salaire de misère : 130 euros par mois, 10 euros d'allocations familiales par enfant et par mois, quand un poulet coûte 4 euros et une bouteille d'huile 2 euros.
Bien que faisant partie de l'Europe, ils sont victimes d'une mesure d'exception transitoire jusqu'en 2014 ce qui fait
qu'ils sont pour la plupart sans papiers et régulièrement arrêtés, renvoyés chez eux d'où ils reviennent tout aussi régulièrement
Sans papiers également, ils ne peuvent pas trouver de travail et se retrouvent à travailler au noir, jusqu'à ce qu'ils se fassent prendre et renvoyer chez eux...
Ils sont une communauté de 85 personnes, 40 adultes et 45 enfants (on estime à environ 3000 le nombre de Roms en Ile de
France)
Ils occupent donc un terrain à Triel où ils vivent dans des conditions sanitaires déplorables, ce qui leur manque le plus,
c'est l'eau, pour se laver, faire la cuisine, la lessive... et le maire refuse un quelconque approvisionnement en eau.
Certains jours, les enfants ne veulent pas aller à l'école parce qu'ils ont honte d'être sales...
14 enfants sont scolarisés; un système de navettes en voitures a été mis en place par le collectif Roms et le Secours
catholique pour les emmener à l'école matin et soir; la mairie refusant d'envisager un quelconque transport, ne serait-ce qu'un arrêt de bus, pour leur permettre de couvrir les 5 kms qui
les séparent de l'école.
Laure Lechatellier, Vice-Présidente à l'action sociale, Formations sanitaires et sociale, donne l'exemple de ce qui a été réalisé à Aubervilliers avec le soutien du Conseil Régional où 80 personnes ont été logées dans 20 bâtiments modullaires, suivi de régularisation et de travail pour certains, une réussite.
Reçus à la Région avec des représentants du collectif Rom et du Secours catholique, nous cherchons ensemble des solutions:
- Une solution pourrait être ici l'utilisation de terres agricoles puisque ces Roms nous disent être des agriculteurs; ils pourraient ainsi se loger et travailler, créer un AMAP par exemple.
- Quoiqu'il en soit, nous allons nous tourner vers la mairie de Paris qui est propriétaire d'une partie du terrain où ils se trouvent aujourd'hui.
- La Région pourrait débloquer une enveloppe d'accompagnement immédiat qui permettrait de vivre dans de meilleures conditions sanitaires, en apportant l'eau, et l'enlèvement des ordures.
- Nous allons également voir comment des fonds européens pourraient être sollicités pour accompagner une subvention régionale.
- Nous allons également voir pour une démarche en chantiers d'insertion.
- Une démarche vers le Conseil Général est également prévue, c'est aussi de sa compétence !
Affaire à suivre...
Michèle VITRAC-POUZOULET