
Pour faire face aux attaques répétées du gouvernement de Droite contre notre système de santé, la Gauche a décidé de faire de l’Ile de France un acteur incontournable de toutes les politiques de solidarités, se substituant, autant que faire se peut aux défaillances de l’Etat.
Avec le Plan Hôpital 2007, et la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé , Territoires), nous avons perdu dans notre secteur l’hôpital public de Saint-Germain en Laye : dans un premier temps, sa maternité qui pourtant restée sur site est devenue privée, utilisant de fait le matériel de l’hôpital public, puis les urgences de nuit, aujourd’hui nous apprenons la suppression du centre IVG qui s’y trouvait encore.
Cette fermeture est totalement liée à la fermeture programmée de l’hôpital ; c’est la restructuration hospitalière, pilotée par le gouvernement qui aggrave le problème, et va toucher les populations les plus fragiles.
Il se pratique environ 4000 avortements par an dans notre département dont 1600 en moyenne à l’hôpital de Saint-Germain en Laye. Et si ce centre d’othogénie était vétuste, on peut tout de même se poser la question de la possibilité pour les femmes de ce secteur d’avorter maintenant. En effet, la médecin qui exerçait là se consacrait totalement au fonctionnement de ce centre ; or la pratique de l’IVG est mal rénumérée, qui voudra encore l’assurer ?
Nous savons que l’accueil des mineures pose déjà problème dans d’autres centres ; beaucoup de praticiens exigeant l’accord des parents. Par ailleurs les délais imposés aux femmes sont déjà longs, d’où des avortements à l’étranger ; qu’en sera-t-il une fois ce Centre supprimé ?
La Région s’engage pour développer la prévention en milieu scolaire avec la mise en place dans les lycées du Pass-contraception.
Mais le droit à l’avortement doit rester un droit accessible aux femmes qui le décident et cela dans les meilleuers conditions de santé.
Toutefois, il faut savoir :
- qu’il n’y a plus aujourd’hui de médecins dédiés aux IVG, ce qui était le choix de cette médecin à Saint-Germain en Laye,
- que les jeunes médecins n’ont eu que trois heures d’enseignement sur ce sujet au cours de leur sept années et plus d’études,
- que l’acte d’IVG est moins rémunéré qu’un d’accouchement,
- que toute la jeune génération des jeunes médecins n’a pas connu les dégâts des avortements clandestins qui avaient entraîné une militance pour la santé des femmes.
Seuls aujourd’hui les médecins militants se préoccupent encore de cette question et s’il n y a pas de volonté clairement affichée du maintien de l’IVG dans l’Hôpital Public et une revalorisation de l’activité les difficultés vont s’amplifier et encore une fois toucher les plus fragiles.
Nous souhaitons que soit ouvert à l’hôpital de Poissy qui est maintenant l’hôpital de notre secteur, un centre IVG avec un médecin à plein temps.
La Région s’engage également, à l’hôpital de Mantes, à participer à l’ouverture d’une petite unité d’accueil, à côté de la maternité, pour les femmes qui doivent avoir recours à l’avortement.
Il faut également soutenir le Planning familial qui accueille les jeunes femmes en difficulté, sous couvert d’anonymat, et dispense également l’information sur la contraception ; or aujourd’hui toutes les aides de l’Etat sont petit à petit supprimées à cette association comme à toutes les associations à caractère social de notre pays . L’Etat en la personne de notre président Nicolas Sarkozy se désengage de plus en plus, et de fait détruit tout notre système de protection sociale.
Une Région à Gauche, une Région Socialiste,
- C’est la garantie de plus de protection face à la casse sociale organisée par l’Etat, c’est la mise en place d’un Bouclier Social
- C’est aussi un rempart pour le respect de la démocratie